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Les Albums et séries Michel Vaillant www.michelvaillant.com Forum / Les Albums et séries Michel Vaillant /

Saga Vaillant

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Auteur racingbonning
Membre
#16 | Posté le: 30 Nov 2017 10:59
Philip1956:
our nos amis canadiens, toutes les "Vaillante" sont des "chars" :)

VAILLANT MOTARD:
C'est ben vrai, tabernacle !

- on dit : TABARNÂK !... << tabernacle>> ça fait "fif"... (lol)

https://www.youtube.com/watch?v=gUazKcupiAo
Auteur racingbonning
Membre
#17 | Posté le: 30 Nov 2017 11:03
titzef:
( tous ces faits et citations sont authentiques....)

- encore bravo Titzef et merci !... vivement la suite...
Auteur Philip1956
Membre
#18 | Posté le: 30 Nov 2017 13:26
racingbonning:
ça fait "fif"..

Je suis loin du monde francophone depuis de nombreuses années et je ne sais pas ce que signifie "ca fait "fif"".

Quelqu'un porrait-il m'éclaircir? Merci d'avance!
Auteur titzef
Membre
#19 | Posté le: 30 Nov 2017 15:03 | Edité par :titzef
Quel ne fut pas funeste cette journée du 3 août 1914, l'ordre de mobilisation générale était affichée sur les murs de chaque village, alors que dans les campagnes, les paysans étaient encore occupés à la moisson.
Mais parce que des politiques l'avaient décidé à leur place, des ouvriers et paysans qui n'avaient pour la plupart, jamaus touché une arme de leur vie devaient répondre à la mère patrie.
Et c'est ainsi qu'André et ses deux copains de travail, Emile et Albert, prenait le chemin de la capitale.
La France avait en effet refusé à l'Allemagne d'abandonner certaines zones frontalières notamment dans les Vosges et que l'Angleterre, elle se portait garante de l'intégralité de la Belgique.
Alors que l'Allemagne, avait envahi le Luxembourg et la Belgique, alors neutre, elle envahissait alors le nord est de la France pour se rapprocher de Reims.
André, Emile et Albert, alors en caserne allait apprendre que le front ferait appel à eux.
Paris était alors écrasée par la chaleur, les uniformes difficile à porter, chaque apprenti soldat devant apprendre à maîtriser l'usage d'une carabine. André et ses trois copains étaient manifestement mal à l'aise avec ces "classes improvisées", un ouvrier n'a rien d'un soldat pas plus qu'un paysan.
L'avancée allemande, rapide fit rapprocher l'armée germanique des environs de Paris, pris de panique, le gouvernement quitte Paris pour Bordeaux.
Le Général Joffre, qui ne sera Marechal qu'après guerre, n'a peu de temps pour lancer sa contre offensive afin de protéger Paris.
Il fait alors appel à tous les soldats disponibles et, de nuit, réquisitionne tous les taxis parisiens. Plus de 1000 automobiles surtout de type Renault AG, quelques Panhard, De Dion Bouton et Peugeot embarque 7000 soldats en direction du nord-est afin de stopper l'avancée allemande.
A cinq par voitures, André esquisse un large sourire, ce qui ne manque pas d'interpeller ses deux copains. "Pourquoi ris tu?" demande Emile à André. Et qu'André répond, "je pense à mon deuxième fils Henri, s'il voyait toutes ces automobiles, il serait fou. Je me suis surpris à feuilleter ses cahiers d'écoliers" il y a plus de dessins d'automobiles que de lignes d'écritures....
Déjà dans Paris, André avait vu bien plus d'automobiles qu'il n en avait vu à Brest, bien que la circulation hippomobile était encore bien répandue.
Sur des routes toutes cabossées, c'est en convoi que cette immense chenille automobile amène tous ces soldats vers le front.
Au fur et à mesure des kilomètres, les rires et sourires laissent place à l'anxiété, voire l'inquiétude.
La conversation laisse place au silence, André a une tendre pensée pour son épouse Eugénie. Contrairement aux usages de l'époque, André et Eugénie vivait un véritable mariage d'amour. Même si la vie pouvait être dure, André se démenait pour que son épouse et ses deux garçons ne manquent de rien. La guerre allait, malgré eux, forcer Benjamin et Henri à entrer dans l'âge adulte.
Sitôt débarqué en Champagne, André, Emile et et Albert allait devoir avancer sous le feu nourri des balles sifflantes des mitrailleuses et des canons allemands.
Car il s'agit bien de celà: des explosions de tous les côtés, comment ne pas ressentir une incroyable trouille, lorsque l'on se demande par où passer entre les trous d'obus, les explosions et les barbelés.
Car c'est bien celà la guerre, l'horreur absolue, alors qu'il y a un peu plus d'un mois encore il était attaché à la réparation navale au bord de la Penfeld à Brest.
Avec Emile et Albert, pas le choix, il faut foncer, dur pour une première fois de voir des hommes tomber, faucher par la mitraille.
L'effet de surprise portera ses fruits, Joffre pourra stopper l'avancée allemande, par les soldats qui viendront eux aussi par wagons entiers. Soldats qui n'ont pas encore l'appellation de "poilus"
Cette première bataille a marqué durablement André. Car si l'avancée allemande est stopée en Champagne, le nord de la France, la Belgique et le Luxembourg sont sous la botte allemande.
André, Emile et Albert, après cette toute première bataille de la Marne, doit avancer vers l'Est de la France et prendre Mulhouse
Pour la première fois depuis 1871, l'armée Française remet pied en Alsace.
Avec les semaines qui passent, la lumière baisse, les arbres prennent des couleurs, le froid s'installe.
Nullement habitué au froid continental André, Emile et Albert vont découvrir cet autre ennemi du soldat.
Il va falloir prendre Mulhouse, que l'ennemi reprend, puis les Français. A chaque fois ce sont des vies sacrifiées, une jeunesse française qui tombe sur un sol qui ne l'est pas encore redevenu.
A l'arrière, un jeune polytechnicien André Citroën va participer à l'effort de guerre en produisant un nombre incalculable d'obus, Panhard et Levassor va développer la toute première auto mitrailleuse. Toute l'économie française, participe à l'effort de guerre dont les fameuses firmes Berliet, Voisin qui développera un moteur d'avion. Vickers chez les brittaniques inventera les mitrailleuses synchronisées avec les hélices.
Les nombreuses tentatives de prises de Mulhouse seront repoussées par l'ennemi, au grand découragement d'André et ses deux copains, l'offensive dans les Vosges est plys terribles encore.
De l'hiver 1914, à la mi 1915, les belligérants se neutralisent sur un front qui part de la mer du Nord jusqu'aux confins de l'Alsace.
La faim, le froid, l'abscence d'une hygiène corporelle pèse sur les conscrits, mais jamais André ne faillit à sa tâche, les nouvelles de l'arrière se font rares. Seuls quelques échos de fraternisation de troupes britanniques et allemandes sont arrivés aux oreilles des français, qui rares, en ont entendus parler.
Un soir, au cantonnement, André fait part à ses deux amis de sa fatigue et de sa lassitude. Il n'a reçu qu'une seule lettre d'Eugénie depuis le début des hostilités.
Eugénie lui racontait que l'Arsenal était étrangement silencieux, on entendait plus le bruit des sabots râcler sur le sol, la messe du dimanche n'a d'assemblée que les femmes, les enfants et les anciens. A l'église, on énumère chaque semaine les premiers morts à la guerre. La Bretagne, tout au long du conflit, allait payer un lourd tribu.
Si Benjamin est toujours scolarisé, Henri ne l'est plus, son instituteur est lui aussi parti à la guerre.
Et si le quotidien d'André, d'Albert et Emile allait de mal en pis, ce n'était rien à côté de la boucherie qu'ils allaient vivre : VERDUN.
Auteur titzef
Membre
#20 | Posté le: 30 Nov 2017 15:18
Coquille il faut lire 3 aout 1914..
Auteur svenskel
Membre
#21 | Posté le: 30 Nov 2017 17:39
Philip1956:
je ne sais pas ce que signifie "ca fait "fif""

Ne t'inquiètes pas, c'est un truc de Canadien !
Moi non plus je ne sais pas ce que cela veut dire et je suis en pleine francophonie !
Auteur racingbonning
Membre
#22 | Posté le: 30 Nov 2017 19:52
Philip1956:
je ne sais pas ce que signifie "ca fait "fif"".

svenskel:
Ne t'inquiètes pas, c'est un truc de Canadien !
Moi non plus je ne sais pas ce que cela veut dire

- ce n'est pas méchant, rassurez-vous :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Fif
Auteur Philip1956
Membre
#23 | Posté le: 30 Nov 2017 22:17
racingbonning:
ce n'est pas méchant, rassurez-vous :

Merci pour l'explication. :)
Auteur Philip1956
Membre
#24 | Posté le: 30 Nov 2017 22:31
titzef:
Coquille il faut lire 3 aout 1914..

Ce sont des chosesqui arrivent...

Ton récit un véritable cours d'histoire! J'aime beaucoup! Merci!
Auteur VAILLANT MOTARD
Membre
#25 | Posté le: 1 Dec 2017 07:22
Il sort quand le livre ?! Super Tied !
Auteur titzef
Membre
#26 | Posté le: 1 Dec 2017 11:39
Henri ne va plus à l'école. Certes en juin 1914, toute la famille Vaillant avait fêté la réussite d'Henri à son cerrtificat d'étude. Deux avant lui, Benjamin avait réussi lui aussi cet examen. Pour la première fois dans la famille Vaillant, deux membres de la famille était titulaire d'un diplôme de l'Etat. En cette fin juin 1914, après les épreuves de mathématiques, de lecture, d'ecriture, d'histoire géographie et de science appliquées.
André avait fait un gros effort pour offrir à Henri, un Napoléon.
Un jour, cette pièce pourrait lui être bien utile.
Si Benjamin donc est toujours scolarisé en cette année 1915, Henri se retrouve seul à la maison familiale. Pour survivre, Eugénie trouve tant bien que mal des ouvrages à accomplir pour les épouses des notables de la ville, les soldes arrivent sporadiquement, Eugénie se trouve en difficulté pour trois bouches à nourrir y compris la sienne.
A l'occasion d'un repas de famille comme il l'était fréquent dans les grandes familles bretonnes, Eugénie s'en émeut à Marguerite, épouse de Jean Louis Vaillant, oncle et tante d'André. " je ne vais pas pouvoir tenir, Henri n'est plus scolarisé, son instituteur est parti lui aussi se battre, et avec les maigres soldes que l'on nous verse, et les quelques pièces que je gagne, je ne peux plus nourrir correctement Henri et Benjamin".
"Je vais en parler à Jean-Louis, dans les fermes environnantes le travail ne manque pas, nous n'avons pas assez de bras pour la moisson, la cueuillette des fruits et légumes, la surveillance du bétail au champ", Jean-Louis acceptera, nous avons mis en place des comités agricoles afin de regrouper tous ceux qui sont restés, et ils vont travailler de ferme en ferme. Eugénie reprend : tu ne crois pas que ce sera trop dur pour Henri?", il a à peine 12 ans..." Non, reprends Marguerite, il sera dans de bonnes mains chez nous".
Marguerite et Jean Louis, qui habite Saint Divy à une dizaine de kilomètres de Brest, allaient vite s'apercevoir qu'Henri, non seulement était volontaire à la tâche, mais avait un véritable don pour la mécanique : il était doué pour la remise en état de matériel agricole : charrues, faucheuses, locomobiles et batteuses. Malgré leur âge certain, chaque matériel était entretenu avec soin par Henri. Manifestement la bidouille, c'était ce qui lui plaisait dans ce métier de paysan improvisé.
Pendant l'été 1915, Henri participait à la plante des légumes, à la moisson, la traite des vaches, la ceuillette des fruits, la surveillance du bétail en patûre et surtout l'entretien du matériel agricole. Alors qu'Henri serait à un âge qui serait composé de jeux, ce qui lui arrive de temps à autres avec ses cousins, il devient surtout sollicité par les fermes environnantes pour l'entretien du matériel agricole. Travaux qui lui fait gagner quelques pièces supplémentaires.
"Ce petit a vraiment un don" dit Jean-Louis à Marguerite au souper. Il mérite mieux"
Depuis 1911, a été fondé à Landerneau, l'office central des agriculteurs. Ceci afin de mutualiser les besoins des agriculteurs, en financement, matériel, engrais etc....
Ainsi, les paysans ont appris à se mécaniser, et les équipements sont arrivés peu à peu dans les campagnes. On y aperçoit les tous premiers tracteurs, qui remplacent les boeufs pour charrier..Henri est fasciné par cet engin qui certes n'avance pas bien vite, mais est d'une puissance inégalée pour lui.
Jean-Louis n'est pas aveugle, il se rend compte bien vite que son petit neveu ne restera pas longtemps paysan, que ses qualités de mécano pourrait bien servir à un réparateur en matériel agricole, charettes et les quelques automobiles qu'il voit passer. Il existe bien un réparateur "toutes marques" à Landerneau....
Jean-Louis en reparle à Marguerite au coucher: "nos garçons sont partis à la guerre, Henri m'aide bien à la ferme, même si André me disait qu'Henri n'était pas l'élève le plus assidû à l'école de garçons, je l'imagine bien avoir un destin plus grand que lui...." "Gast, s'il n'y avait pas cette sale guerre"
Nous en reparlerons tantôt, avec lui, et j'en toucherai un mot à Eugénie, il ira loin ce ptit gars"...
Jean-Louis devra attendre le crépuscule de sa vie pour découvrir que son petit neveu allait devenir un constructeur automobile....
Auteur animator
Membre
#27 | Posté le: 1 Dec 2017 12:48
D'habitude ce sont les romans qui inspirent les auteurs de bd. Tu es en train de nous démontrer que l'inverse est également possible.

Bravo et merci Titzef !
Auteur Philip1956
Membre
#28 | Posté le: 1 Dec 2017 15:01
titzef:
Eugénie se trouve en difficulté pour trois bouches à nourrir y compris la sienne.

Ma grand-mère (Catherine Baldewyns Bruxelles 1900 - Rotterdam 1985) m'a toujours dit: "La guerre de 14-18 a été celle de la faim, celle de 40-45 aété celle de la peur".

Encore mescompliments et mes remerciements pour ton travail.
Auteur anselm62
Membre
#29 | Posté le: 1 Dec 2017 23:52
Toujours captivant!
Auteur DBLIN
Membre
#30 | Posté le: 2 Dec 2017 10:43
bravo pour cette saga, a quand la BD ?
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