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Les Albums et séries Michel Vaillant www.michelvaillant.com Forum / Les Albums et séries Michel Vaillant /

Saga Vaillant

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Auteur titzef
Membre
#31 | Posté le: 11 Mai 2018 16:47
Veuillez pardonner l'interruption de la saga pour motifs professionels.

VERDUN, 1916, André Albert et Emile ont de la boue jusqu'aux genoux, dans les oreilles partout... le pilonnage des tranchées ne crssent jamais, la lassitude gagne les poilus, d'auant que le Général Nivelle demande encore et encore de reprendre le fort de Douaumont. Nous sommes en avril, cette guerre qui devait s'annoncer courte, s'enlise dans le bourbier de Verdun. André Vaillant se lasse, son travail à l'arsenal de Brest lui semble bien loin, les nouvelles d'Eugénie se font de plus en plus rares, André s'en inquiète, aucune npuvelle d'Henri et Benjamin.
André a déjà connu le front de l'est, la Somme, Verdun à présent. Ni le président Pointcaré, ni son gouvernzment ne semble se préoccuper du sort des poilus. Les informations sont censurées quand le courrier à l'arrière n'est pas ouvert...Le découragement le gagne, ni lui,ni Albert, ni Albert ne voit le temps avancer....
Une année passe, le front en est en toujours au même point....
Le Général Nivelle, toujours lui décide de lancer la grande offensive afin de reprendre le chemin des dames à l'ennemi, et cette fois malgré les centaines de milliers de pertes de Verdun en 1916, il va falloir y aller, au feu!
Et c'est ce qui se produisit, des milliers d'hommes soutenus par les chars St Chamond, Schneider et les tous nouveaux FT Renault se lancent à l'assaut du Chemin des Dames.
Emile, Albert et André sont mêlés à cette offensive d'avril 1917. 10 fois, 20 fois il s tenteront de prendre le sommet de la butte tenue par les Allemands. Les Français tombent sous le feu des obus, de l'artillerie des mitrailleuses ennemies.
Nous n'y arriverons jamais gromelle Emile, le diable l'emporte Nivelle et tous ses sbires.
Dans le ciel, les premiers avions de combat s'affrontent au son des mitrailleuses synchronisées aux hélices. D'un coté des triplans rouges facs aux biplans beiges à la cocarde tricolore.
Au sol, un nouvel échec de la percée francaise, provoque la retraite des poilus. Retraite crie le capitaine François, le pistolet à la main, déjà Emile et Albert rebrousse chemin quand André entend un bruit anormal s'approchant de lui. Un Maurane Saulnier vient de percuter le sol.
Emile et Albert croise un poilu visiblement énervé de la situation "dites les gamins, ne restez pas là! Vous voulez revoir vos femmes et vos gosses"? "Nous arrivons" ! C'est quoi votre nom? Moi? Je m'appelle Labourdet ( voir les Labourdet) déjâ Emile, Albert et ce Labourdet ont regagné les lignes. Mais point d'André...,
"Tonnerre de Brest!" Où est André?? "J'crois que votre copain est toujous dans le "no man's land" Mais il est fou? Il va se faire tuer! " André s'était en effet approché des restes du Maurane Saulnier et de son pilote manifestement touché. Monsieur dit André, Monsieur, vous êtes vivant? Oui mais je suis touché aux jambes, ne restez pas là! Je ne peux vous laisser là, répond spontanément André venez je vais vous prendre sur mon dos. Lâchant sa xarabine, André se prend à deux mais afin d'extraire le malheureux pilote de sa machine... "Comment vous appelez vous? " "André"! Moi je suis le Capitaine Tanguy ( Voir les aventures de Tanguy et Laverdure "l'escadrille des cygognes"). A Califourchon sur le dos d'André celui-ci rebrousse chemin en direction de la ligne française... "cet homme est donc fou s'exclame Labourdet" "j'admire son courage, reprend le capitaine François".
André se faufile entre les trous d'obus, les barbelés et les explosions, plusieurs fois il semble renoncer à sa noble entreprise, mais voilà le capitaine Tanguy s'accroche et André tient, il tient toujours, jusqu'à atteindre la tranchée française. André réussit! Et André s'écroule, non pas d'épuisement. Ah tu as réussi mon cochon s'exclame Albert. André? André? Fais pas le con André! Emile retourne la silhouette de son ami en contrbas de la tranchée et aperçoit une plaie dans le bas du dos.... André n'est plus.... Fauché par un tir de mitrailleuse...
Nom de D... crie Albert tout celà c'est de la faute de ce salopard de Nivelle. Capitaine, Capitaune François, regardez ce que ce salopard de Nivelle a fait de notre copain!!
Labourdet regardez celà...
André Vaillant venait de payer de sa vie son geste héroïque.
Cet événement, comme pmusieurs autres, allait aboutir à la mutinerie de 1917, au remplacement de Nivelle par Pétain....
Pour Emile et Albert, ce n'est que chagrin et tristesse... leur copain est parti ppur un voyage sans retour....
Auteur titzef
Membre
#32 | Posté le: 11 Mai 2018 17:03
Le maire de Brest Monsieur Hervagault, le curé de la paroisse, ensemble, se rendent à la demeure d'André Vaillant. L'usage voulait, qu'en de telles circonstances, un simple télégramme suffise pour annoncer un soldat mort à la guerre, malgré la loi de séparation de l'Eglise et de l'Etat, le maire et le curé de St Louis à Brest se déplacèrent ensemble pour rencontrer Eugénie épouse d'André. Au contraire de la Somme où il fait froid glacial, il fait chaud soleil sur la rade de Brest en ce printemps 1917. Eugénie a la chance d'avoir ses enfants à déjeuner quand on frappe à la porte... Eugénie ouvre et voit le curé se signer et le maire se découvrir...
Eugénie comprend, Eugénie perd pied, Eugénie s'écroule à terre et perd connaissance. Aussi vite que possible Henri et Benjamin fonce de la cuisine et accourent vers leur mère.
Mes bons enfants, prononce le curé votre père n'est plus.... C'est le maire qui qui reprend, votre père a fait un geste héroïque qui sera cité à l'ordre de sa garnison. Et Benjamin réplique sèchement : et vous croyez que c'est celâ qui va nous rendre notre père? Tout en relevant sa mère qui reprend tout doucement ses esprits.
"Votre père" reprend Hervagault a sauvé un pilote et s'est sacrifié pour lui. Soyez fier de lui. Henri, tout en sanglots, prononce ces quelques mots "nous l'étions déjà".
Ayant posé leur mère sur une chaise, Henri et Benjamin, laissent le maire et le curé prendre congé.
La situation devient dramatique pour les Vaillant, la pension de guerre d'André ne contribuera plus au besoin de la famille. Et la guerre, cette sale guerre ne s'achève toujours pas....
Auteur titzef
Membre
#33 | Posté le: 11 Mai 2018 17:24 | Edité par :titzef
Grâce à Jean Louis son oncle, Henri travaille à Landerneau, au seul réparateur " toutes marques", il a apprit à matriser la réparation automobile au détriment du matériel agricole, et s'occupe plus généralement des notables de la ville.
Benjamun lui, a cessé ses études, en trainant du côté du camp américain de Pontanézen, il a négocié un poste de convoyeurr de matériel militaire, jusqu'à Paris. Il aura appris à conduire sur le tas, en cette fin d'année 1917. Et au fil de ces voyages, il fait la connaissance d'un jeune homme originaire de Marseille qui aura appris à conduire comme lui: sur le tas. Il s'appelle Jules Bonnet. Ensemble, ils convoiront le matériel américain du port de Brest, jusque Paris afin que celui ci soit acheminé au front...
Eugénie elle, s'enferme dans une mélancolie, vêtue de noir, comme de trop npmbreuses brestoises, elle refuse toute visite.
Pourtant un soir, après qu'une main est frappée avec assistance, Eugénie ouvre et quelle nest pas sa surprise d'avoir face à elle, les deux grands copains d'André : Emile et Albert.
Les mutineries de 1917, avait contraint l'état major français de remplacer Nivelle par Pétain, et de multiplier les permissions vers l'arrière.
En cette fin d'année 1917 , il fait sombre sur Brest: le ciel est noir, les tenues des Brestois sont noirs, les cloches de St Louis, St Martin, St Michel, Lambezellec, St Pierre ne font que tinter le glas...
Autour d'un café vien noir , lui aussi, Emile et Albert conte la fin de leur copain, et le sauvetage héroïque du Capitaine Tanguy...
C'est bien mon André que vous me décrivez soupire Eugénie, mais vous ne me le ferez pas revenir...
Comment vont Henri et Benjamin"? demande Emile. Henri fait de la réparation de matériel agricole et automobile à Landerneau, et Benjamij convoie du matériel américain entre ici et Paris... Il m'a dit s'être fait un bon ami, un certain Jules de Marseille...
Nous passerons te voir aussi souvent que possible, nous avons aussi nos familles à visiter...
Albert et Emile quitte la table et prennent congés laissant Eugénie seule avec sa solitude et sa peine....
Le monde qu'ils avait tous connu jusqu'en 1914 n'était plus qu'un lointain souvenir....
Auteur titzef
Membre
#34 | Posté le: 11 Mai 2018 17:51
1918....
L'intervention américaine renverse le rapport de force sur le front ouest... Engagé en 1917, les jerrys prennent part au combat, quand les Russes se retirent du conflit en octobre avec la révolution bolchévique.
Le Maréchal Foch, le président du Conseil Georges Clémenceau voit approcher une victoire sur l'adversaire avec cet apport faible en homme mais fort en moral de l'intervention américaine.
L'Allemagne est exsangue et n'a plus les moyens de combattre, épuisée, elle signe l'armistice dans la clairière de Rethondes, dans le wagon de Foch le 11 novembre 1918.
3 millions de morts chez les français toute une génération de jeunes décimées, des veuves, ses orphelins tel est le lourd bilan de ce conflit généralisé.
A Landerneau, Henri travaille comle un forçat, le retrait programmé des troupes américaines, l'arrivée des concessions automobiles en Bretagne, les répérations se font plus rares, sont patron, se voit contraint de ne pas pouvoir le garder... au grand désarroi d'Henri et de son patron.
Benjamin lui, suite au démantèlement programmé du camp américain de Pontanézen, se trouvera dans une situation similaire. Aussi Jules Bonnet n'a aucun mal à le convaincre ainsi que sa mère Eugénie de tenter une toute nouvelle aventure à Marseille....
Le sort s'arrange pour Benjamin qui avec Jules va débuter une toute nouvelle étape de sa vien en Méditerranée.
Henri retourne s'installer chez sa mère quand un soir de 1919, un homme vient taper à la porte de la demeure des Vaillant.
Eugénie ouvre... Face à elle, un homme en uniforme militaire, de l'armée de l'air...
"Madame Vaillant"? "Oui" répond Eugénie, "je suis le pilote que votre mari a sauvé" ...
"Oh mais entrez", reprend Eugénie, Henri est tout étonné de voir une personnalité de l'armée de l'air passer le pas de la porte d'une demeure aussi modeste que celle des Vaillant.
"Votre mari a fait un incroyable geste en me faisant don de sa vie" reprend le capitaine Tanguy. Je suis moi même marié et père d'un jeune garçon... Je sais ce que je dois à votre mari, à vous et votre famille.
Si j'ai fait tout ce chemin depuis Paris, c'est pour vous le dire. Des larmes perlent dans les yeux d'Eugénie, oui j'avais un mari merveilleux à tout jamais perdu, je ne sais pas si je continuerai à vivre sans lui....
Le Capitaine Tanguy reprend: y a t'il'quelque chose que je puis faire pour vous...
Eugénie lui répond, mon fils ainé a rencontré un ami et ils vont monter une affaire ensemble à Marseille, par contre mon plus jeune fils, Henri, avec la fin du conflit, et la vente des surplus de guerre, et l'arrivée des constructeurs automobiles sur la région avec leur propre main d'oeuvre, il n'y a plus de travail pour lui...
Chère Madame, je connais un polytechnicien qui est un ami, pendant toute la guerre il a produit des obus, à présent il va se lancer dans la construction automobile, en reprenant la société Mors. Votre fils est vraiment doué pour la mécanique? Oh oui c'est un génie Capitaine répond Eugénie.
Je vais vous mettre en relation avec lui. Son activité va démarrer dans le courant de l'année prochaine, par contre c'est à Paris!. Votre fils devra se mettre en relation avec un certain Georges-Marie Haardt!
Oui parfait, Capitaine dit Eugénie, mais ce polytechnicien à qui vous allez recommander mon fils, comment se nomme t-il ? Le capitaine Tanguy donna alors sa réponse : ANDRÉ CITROËN ! ( à suivre....)
Auteur racingbonning
Membre
#35 | Posté le: 11 Mai 2018 18:20
titzef:
Veuillez pardonner l'interruption de la saga pour motifs professionels.

- pas grave, toujours passionnant cette "Saga Vaillant" mon ami... Vivement la suite !...
je crois que tu viens de trouver ton "créneau" dans notre communauté Titzef, Bravo et Merci !...
Auteur Bob C....
Membre
#36 | Posté le: 12 Mai 2018 00:37
Bravo Titzef, pour ce " docu fiction " historique, c'est passionnant !
Auteur VAILLANT MOTARD
Membre
#37 | Posté le: 12 Mai 2018 08:15
Heureux de te lire titzef !
V'là t'y pas que la saga vaillante est liée à Citroën !?
Vite la suite...
Puis la parution du livre ou de la bd et...
Une série limitée Citroën-Vaillante !
Continue mon Titzef et bravo
Auteur Lhinter
Membre
#38 | Posté le: 12 Mai 2018 16:39
Quelle imagination ancrée dans le réel, bien à la mode Vaillant ! !
Un régal, trugarez brazhTitzef !
Auteur Philip1956
Membre
#39 | Posté le: 13 Mai 2018 12:01
Merci Titzef!

J'aime beaucoup cette histoire!
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